Quand les petites voix deviennent murmures et slam

Au cœur de notre école maternelle, un vent de créativité a soufflé sur les classes, transformant nos jeunes élèves en petits artisans des mots. À travers un projet pédagogique dédié à la poésie et au slam, les enfants ont exploré la musicalité de la langue française de manière ludique et engagée.

Pour porter cette ambition, nous avons eu l’honneur de collaborer avec deux figures emblématiques de la scène slam : Bernadette Kouakou et Placide Konan. Grâce à leur expertise et leur bienveillance, ils ont guidé les élèves dans l’apprentissage du rythme, de l’émotion et de la présence corporelle.

Lauréate du prix Benjamin Boni de l’écriture et de la lecture en 2023, grâce à son œuvre Impact obsessionnel, Bernadette Kouakou est enseignante-documentaliste et animatrice littéraire dans la vie professionnelle. 

 

Placide Konan obtient en 2015 le premier prix du festival ivoirien de la création poétique chez les jeunes, il est le champion national du slam en 2016 ainsi que le meilleur du concours national « Vacances cultures option poésie en 2016.

 

Chanter sur les mots avec Placide KONAN

A travers un échange avec les élèves de CP, Placide KONAN a introduit la définition d’un poème et l’a associée aux émotions.

Il a amené les élèves à comprendre que le poème est un « manteau de mots » que l’on met sur une émotion. 
 
A leur tour, nos petits poètes ont déclamé à voix haute et forte !

 

Découvrir comment Bernadette Kouacou a travaillé avec les enfants de la maternelle

Mme Kouakou explique la démarche qu’elle a adoptée pour s’adapter au rythme des tous petits de la Toute Petite Section à la Grande Section.

 

La construction de poèmes : Sur la base d’une image, les élèves ont assemblé, identifié les mots de leur poème, donnant vie à des textes remplis de fraîcheur et d’innocence.

 

La mise en chanson : Parce que la poésie est avant tout une mélodie, chaque texte a été travaillé pour devenir une chanson.

 

La déclamation à l’unisson : D’une seule voix vibrante, les élèves ont déclamé leurs œuvres, avec pour refrain « Je suis libre comme un papillon ».